
Alors que le baril de brent a dépassé aujourd'hui le record historique de 100$, la question des énergies renouvelables pour le chauffage se pose plus que jamais : le prochain plein pour les gens disposant de chauffage au fioul risque d'être douloureux.
Va-t-on continuer à utiliser des énergies fossiles épuisables qui vous nous conduire de crises en crises ? Car remplacer une énergie fossile par une autre, consiste à reculer pour mieux sauter.
Ce cap des 100$ n'est probablement qu'un début, comme l'annonce avec pertinence la théorie du pic pétrolier (peak oil en anglais) : les baisses de prix du pétrole ne seront que très légères et conjoncturelles, alors qu'indéniablement, le prix moyen du baril va continuer à augmenter.
Mais alors, une ruée massive vers les énergies renouvelables ne provoquerait-elle pas, elle aussi, une situation (au moins passagère) d'augmentation brutale de la demande face à une offre limitée par les moyens de production existants ?
Cette question est légitime, mais dans tous les cas, cette augmentation serait conjoncturelle. De plus, ce n'est pas tellement d'autres énergies que nous avons besoin, mais bien plutôt d'une autre manière de concevoir nos bâtiments : mieux isolés, mieux orientés et composant avec la nature. Ainsi, ce seront les besoins qui baisseront, au lieu de chercher des solutions écologiques à nos habitudes énergivores.
Kévin Richard
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