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consoGlobe* a eu la gentillesse de nous prêter cet article pour une publication sur notre site.
Dans un rapport sur la biodiversité publié le 29 avril 2009, le Centre d’analyse stratégique souligne la nécessité d’évaluer les services rendus par le "tissu vivant de la planète" pour mieux le protéger. Ce rapport intitulé : «Biodiversité. L’approche économique de la biodiversité et des services liés aux éco systèmes " essaie d'évaluer la valeur du vivant. consoGlobe vous en livre les points clés.
'Contrairement au réchauffement climatique, qui est un phénomène global - une "tonne équivalent carbone" émise par une usine de charbon en Chine a le même impact que celle émise par un élevage bovin en Argentine - l’érosion de la biodiversité est locale et donc infiniment plus complexe à valoriser', explique l'AFP.

Pour le Centre d’analyse stratégique, il est "illusoire de vouloir définir un indicateur unique rendant compte de tous ses aspects" d’autant que la biodiversité ne peut être conçue "comme la simple addition de gènes ou d’espèces : ce sont les interactions entre ces éléments qui sont essentiels".
Eléphant, baleine ou panda, la perception de la biodiversité "repose encore aujourd’hui sur des espèces emblématiques de grande taille, facilement observables, mais qui constituent plutôt l’exception que la règle au sein du vivant", note le rapport, qui insiste sur l’importance de la "biodiversité ordinaire".
Pour Bernard Chevassus-au-Louis, qui a présidé le groupe de travail, il ne faut jamais perdre de vue les "besogneux anonymes" qui sont l’essentiel de la biodiversité : micro-organismes, insectes, etc...qui font la fertilité des sols, la production primaire dans les océans ou encore la captation du gaz carbonique dans les forêts.
Le groupe de travail a abouti à quelques valeurs de référence, en particulier celle – qui a été particulièrement travaillée – de la valeur moyenne minimale à accorder aux écosystèmes forestiers métropolitains :
Un hectare de forêt en France vaut à savoir 970 euros par hectarepar an, soit environ 35 000 euros par hectare en valeur totale actualisée , avec une fourchette de + ou - 500 à 2 000 euros par hectare et par an selon, en particulier, la fréquentation récréative ou touristique et le mode de gestion del’écosystème.
Un hectare de praire est estimé à 600 euros par hectare et par an pour les prairies utilisées de manière extensive.
L’objectif européen et national est de freiner la perte de biodiversité d’ici à 2010 – objectif qui implique que toute perte de biodiversité à un endroit donné devra être au moins compensée par un gain de biodiversité en un autre point du territoire.

Mais la compensation, à l'instar de la compensation carbone C02, est délicate à mettre en oeuvre. Si donner une valeur permet de mieux "lire les choses", cela n'autorise pas pour autant la marchandisation. On peut greffer un poumon, on peut se faire indemniser d'une erreur médicale a privé une victime d'un poumon, pour autant le poumon n'est pas un objet qu'on commercialiser.
C'est un peu la même chose pour la biodiversité et le vivant. De plus, l'étude souligne dans sa 2ème partie se réfère aux concernant "la valeur tutélaire de la fixation de CO2" pour souligner, en comparaison, l' impossibilité de définir un indicateur simple et unique similaire à la « tonne-carbone », pour la biodiversité au niveau mondial.
Le statut juridique de la biodiversité n'est pas plus stabilisé que son prix.
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